Carte de Saint-Cuthbert

Carte
Saint-Cuthbert au temps de Chevalier de Lorimier
Au moment de la naissance de François Thomas Marie de Lorimier, dit Chevalier de Lorimier, en 1803, la Paroisse de Saint-Cuthbert, fondée en 1765, possédait un immense territoire s’étendant de Berthier à Maskinongé. Durant sa jeunesse, Chevalier de Lorimier assistera au développement fulgurant de la Paroisse de Saint-Cuthbert. Sa population passera de 1 467 âmes en l’an 1790 à 3 928 en l’an 1823, soit une population légèrement plus élevée que Berthier (3 208 âmes) et Sorel (3 881 âmes).

Toutefois, son territoire est trop grand pour permettre aux habitants d’York et de la Côte Saint-Joachim, établis dans la Seigneurie de Dusablé, de pouvoir se rendre à l’église et ceux-ci adressent une requête en 1796, au Curé de Saint-Cuthbert, Mathieu-Guillaume de Lorimier et à l’évêque de Québec, Monseigneur Jean-François Hubert, à l’effet de créer une nouvelle paroisse. Ils verront leurs voeux exaucés seulement en 1827, lors de la fondation de la Paroisse de Saint-Barthélemy, assistant ainsi au premier démembrement de la Paroisse de Saint-Cuthbert. Il s’est écoulé un peu plus de trente ans entre la première requête et le démembrement. Le Curé de Saint-Cuthbert, François Xavier Marcoux a préparé la fondation de Saint-Barthélemy et en fut le premier curé. Celui-ci avait suggéré à son évêque que la nouvelle paroisse porte le nom de « Sainte-Jeanne-de-Chantal ». L’évêque préféra la nommer Saint-Barthélemy. Quelques années plus tard, le frère du célèbre Louis-Joseph Papineau, l’abbé Toussaint-Victor Papineau, en deviendra le curé.

 

Vers 1830, débute l’immigration des canadiens français vers les États-unis et principalement vers la Nouvelle-Angleterre. L’industrie se développait à pas de géant dans ce pays qui n’était plus sous la gouverne des Britanniques et qui avait obtenu leur indépendance. Saint-Cuthbert n’échappe pas à ce mouvement et un nombre important de personnes de la Paroisse, deviendront des citoyens américains. Cette immigration des canadiens français vers les États-unis cessa pendant la rébellion de 1837-1838 et reprendra de plus belle après celle-ci .

C’est en 1830 que l’artiste, Amable Gauthier, sculpta la statue de Saint-Cuthbert, patron de la Paroisse. À ce moment-là, Chevalier de Lorimier, avait quitté Saint-Cuthbert et n’a probablement jamais pensé qu’un jour, soit 175 ans plus tard, on érigerait sur le même terrain que celui ou se trouve l’œuvre d’Amable Gauthier, un monument à sa mémoire.

En 1832, une épidémie de choléra frappe la région de Berthier, Saint-Cuthbert vit également ce terrible fléau et on constata 39 décès dans la seule période s’étendant entre le 24 juillet et le 5 octobre 1832.

Curieusement, c’est en 1837, année de la rébellion que Monseigneur Lartique, évêque de Montréal, accorde la permission d’exhumer tous les corps de l’ancien cimetière de Saint-Cuthbert. Ce cimetière ouvert en 1768 est abandonné en 1821, était situé près du couvent sur le côté nord de la rue Principale.

Après le démembrement de Saint-Cuthbert de 1827 et après l’immigration de plusieurs résidents de Saint-Cuthbert vers les États-Unis, Saint-Cuthbert compte environ 2 500 âmes selon un rapport du Curé Antoine Fisette pour l’année 1841.

Richard Lauzon

 


La vie de Chevalier de Lorimier

ENFANCE:
François-Marie-Thomas dit Chevalier de Lorimier, naquit à Saint-Cuthbert (Berthier) le 27 décembre 1803. Il était le fils de Guillaume-Clément-Edouard de Lorimier, Sieur de Verneuil, agriculteur et de Marie-Marguerite-Adélaïde Perrault. Toute sa vie, il utilisa le prénom de Chevalier que lui donna son oncle et parrain, François-Chevalier de Lorimier. Il était le troisième d’une famille de dix enfants. Il était le descendant d’une vieille famille noble française établie en Nouvelle-France en 1685 et qui était demeurée ici après la conquête (1763). Ses parents s’établirent à Montréal peu avant 1813; c’est à cette date que le jeune François-Marie-Thomas débute ses études classiques au Petit Séminaire de Montréal qu’ils terminent en 1820. En 1823, il est clerc du notaire Pierre Ritchot dont il devient l’ami.

PREMIÈRES ACTIVITÉS POLITIQUES ET PROFESSIONNELLES:
Dès l’âge de 17 ou 18 ans, Thomas-Chevalier commença à développer son intérêt pour la cause nationale. Il faisait parti d’un groupe de jeunes gens qui s’engagèrent très tôt avec Louis-Joseph Papineau dans une lutte contre le gouverneur Lord Dalhousie et le Conseil exécutif et législatif du Bas-Canada (Québec). En 1822, il participe à la campagne contre le projet d’union des deux Canadas. En décembre 1827 quand le conflit entre le gouverneur et la Chambre d’assemblée est dans une phase aigüe, il signe et fait circuler une pétition des habitants du comté de Montréal. Elle contient 87 000 signatures et est adressée au roi d’Angleterre Georges IV. Cette pétition dénonce la conduite « arbitraire et tyrannique » du gouverneur, demande sa destitution et dénonce la mainmise de privilégiés anglophones sur le cumul des charges publiques. Elle réclame une représentation proportionnelle à l’augmentation de la population du Québec de l’époque. Le 25 août 1829, de Lorimier est admis au notariat. Le 6 septembre suivant il passe son premier acte. Quinze jours plus tard il établit son étude dans une maison où ses parents demeuraient depuis 1819. Il sera partenaire avec le notaire Pierre Ritchot jusqu’à la mort de celui-ci en 1831. Le 10 janvier 1832 il épouse Marguerite-Henriette Cadieux de Courville, fille aînée du notaire Jean-Marie Cadieux de Courville, décédé, et de Marie-Marguerite Roy. Ils auront cinq enfants : quatre filles et un garçon (seulement deux filles ne mourront pas en bas âge). Le couple s’établit dans une maison de la rue Saint-Jacques que l’épouse a héritée de son père et de Lorimier y déménage son étude. Grâce à son intelligence, sa grande intégrité et son assiduité au travail, de Lorimier aura une très bonne clientèle qu’il recrute parmi les professions libérales, les marchands, les artisans ainsi que les cultivateurs de l’île de Montréal. Par son activité professionnelle et sa grande sensibilité à la cause nationale, Chevalier de Lorimier devient tôt une personnalité influente et proche des dirigeants du mouvement patriote.

ACTIVITÉS POLITIQUES 1832-1837
En avril et mai 1832, de Lorimier travaille à faire élire dans Montréal-Ouest, Daniel Tracey, son ami d’origine irlandaise et propriétaire du journal « Vindicator ». Le lundi 21 mai, sur la Place d’Armes, se tient une assemblée politique à laquelle de Lorimier participe. Celle-ci tourne à l’émeute et trois patriotes sont tués par les soldats du 15th Foot (régiment). Une balle tirée par un soldat faillit blesser de Lorimier. A l’élection générale de 1834, de Lorimier est très engagé dans l’organisation du parti patriote. Il aide tous les candidats favorables aux 92 résolutions. Les résultats de cette élection furent probants : 95% des électeurs se rangèrent derrière le parti patriote qui obtint 77 des 88 sièges de l’Assemblée. En 1836, de Lorimier participe activement à la souscription publique pour dédommager Ludger Duvernay, directeur du journal « La Minerve », pour son emprisonnement pour outrage au tribunal. Le 6 mars 1837, Lord John Russell, ministre de l’Intérieur du gouvernement britannique, présente 10 résolutions au Parlement de Londres, à la suite de la Commission d’enquête de Lord Gosford. Ces résolutions rejettent les 92 résolutions des Patriotes et permettent au gouverneur d’utiliser les fonds publics sans l’assentiment de la Chambre d’assemblée dominée par les francophones. Cet événement fut un point tournant qui mena directement à la première des deux insurrections des patriotes, celle de 1837.

PREMÈRE INSURRECTION : 1837
À compter du mois d’avril 1837, de Lorimier s’implique totalement dans le mouvement de résistance organisé par les chefs patriotes. Il est de tous les mouvements de protestation et participe aux assemblées dans la région de Montréal. Le 15 mai, il est nommé secrétaire de l’assemblée publique du comté de Montréal qui avait lieu à Saint-Laurent. Au cours de cette réunion publique, les patriotes créent un Comité central de Résistance. Celui-ci a pour mission de veiller aux intérêts politiques de Montréal et de coordonner la résistance avec les autres comités des autres comtés de l’ensemble du Bas-Canada. Les patriotes désignent Georges-Etienne Cartier et Chevalier de Lorimier comme co-secrétaires du Comité central de Résistance. Le 29 juin suivant est tenu, au même endroit, un rassemblement public où de Lorimier agit comme secrétaire de l’Assemblée de la ville de Montréal. Les participants protestent avec véhémence contre l’application des 10 résolutions de Lord Russell. Le 23 et le 24 octobre avait lieu à Saint-Charles-sur-Richelieu la grande assemblée de la Confédération des Six Comtés. Chevalier de Lorimier se fit un devoir d’y assister. Lors de l’affrontement entre le Doric Club et les Fils de la Liberté, à la Place d’Armes, le 6 novembre 1837, il fut blessé par une balle à la cuisse. Au moment où Lord Gosford lance des mandats d’arrêts contre les chefs patriotes, il se réfugie dans le comté des Deux-Montagnes. Il y organise la résistance armée avec Amury Girod et le docteur Jean-Olivier Chénier (novembre). Cependant, le 14 décembre, voyant l’impossibilité de combattre l’armée du général Colborne (1200 hommes) avec une troupe de 200 hommes, Chevalier et son frère Chamilly tentèrent de convaincre Chénier de renoncer à se battre dans un tel contexte. Chénier leur répond : « Faites ce que vous voudrez; quant à moi je me bats et si je suis tué, j’en tuerai plusieurs avant de mourir ». Emu, Chamilly de Lorimier lui tend ses deux pistolets en disant : « Prenez ces pistolets, vous en aurez besoin ». La bataille fait rage; Chénier mourra avec ses compagnons après l’incendie de l’église de Saint-Eustache. Les frères de Lorimier se rendent à Saint-Benoît et se réfugient, par la suite, aux Etats-Unis. Le 28 février 1838, Chevalier de Lorimier servait comme capitaine lorsqu’il franchit la frontière avec Robert Nelson qui proclame l’indépendance du Bas-Canada. De retour aux Etats-Unis, il est incarcéré pour avoir violé la neutralité des Etats-Unis; il sera acquitté par un jury américain sympathique à la cause des patriotes. Au début du mois de mars, il travaille à mettre sur pied l’Association des Frères Chasseurs qui devait servir à appuyer l’armée patriote lors d’un soulèvement éventuel au Bas-Canada. Au mois de mai, sa femme Henriette vient le rejoindre à Plattsburg : ils seront ensemble jusqu’au mois d’août. Il fit plusieurs allers et retours entre le Bas-Canada et Plattsburg pour préparer le soulèvement de novembre de Beauharnois.

SECONDE INSURRECTION : 1838
Chevalier agissait en qualité de Brigadier-général à Beauharnois, le 3 novembre 1838, quand les patriotes de l’endroit sous les ordres de François-Xavier Prieur procèdent à l’arrestation des bureaucrates du village et s’emparent du manoir seigneurial d’Edward Ellice où ils capturent le seigneur Ellice, neveu de Lord Durham et sa famille. Le 5 novembre les Patriotes coulent le bateau à vapeur Henry Brougham qui servait au transport des troupes. Le 7 novembre 1838, un groupe de 200 patriotes commandé par Chevalier de Lorimier et François-Xavier Prieur se rend à Sainte-Martine car ils sont informés que 800 soldats et volontaires anglais se dirigent vers le camp Baker. Ils se mettent sous les ordres de James Perrigo, ami personnel de la famille de Lorimier. Les 500 hommes de l’armée patriote remportèrent la victoire contre l’armée anglaise. Cette victoire fut inutile puisque Robert Nelson fut battu à Odelltown. Après cette défaite, Chevalier tente de retourner aux Etats-Unis; il est arrêté près de la frontière le 12 novembre 1838, conduit à pied à la prison de Napierville et redirigé le 22 à la prison de Montréal au Pied-du-Courant.

CONDAMNATION ET EXÉCUTION TESTAMENT POLITIQUE
Le 11 janvier 1839, Chevalier de Lorimier (et onze autres patriotes) subit son procès devant une cour martiale. Le procès se déroula pendant neuf jours dans un climat de violence et de partialité. Le 21 janvier il est reconnu coupable de haute trahison. Le 13 février, il est condamné à être pendu le vendredi suivant. La veille de sa mort, il écrivit son testament politique qui se termine ainsi : « Quant à vous mes compatriotes! Puisse mon exécution et celle de mes compagnons d’échafaud vous être utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais. Je n’ai plus que quelques heures à vivre, mais j’ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux à mes compatriotes. Pour eux, je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants, de mon épouse, sans autre appui que mon industrie et pour eux je meurs en m’écriant : Vive la liberté, Vive l’indépendance. » Le 15 février 1839, à neuf heures et demi du matin, Chevalier de Lorimier fut exécuté avec ses compagnons Charles Hindenlang, Amable Daunais, François Nicolas et Pierre-Rémi Narbonne. Sur l’échafaud, Hindenlang lança à la foule le cri de « Vive la liberté ». Chevalier de Lorimier sourit et approuva de la tête. Puis la trappe tomba … Il avait 35 ans.

Les historiens et biographes s’entendent pour reconnaître la sincérité des convictions de Chevalier de Lorimier. C’est celui parmi les patriotes qui croyait avec le plus de certitude que l’insurrection allait réussir. On peut lui reprocher d’avoir trop fait confiance à Robert Nelson et d’avoir cru que les Américains interviendraient pour aider les patriotes. Son plus grand mérite est d’avoir poussé à la limite son idéal politique et son engagement révolutionnaire au prix de sa propre vie. Chevalier de Lorimier a gagné sa place dans l’histoire comme un grand patriote et comme un martyr de la cause de l’indépendance du Bas-Canada (Québec).


Festivités de 2003 - Mot du maire

L'histoire du Québec, bien que courte, possède tant de héros et de martyrs pour l'indépendance de notre peuple.
Chevalier de Lorimier a quitté son bureau, sa famille pour prendre les armes à la conquête de notre liberté, et ce jusqu'à l'extrême sacrifice sur l'échafaud.

C'est à Saint-Cuthbert, il y a 200 ans, qu'il vit le jour et y passa son enfance. Notre communauté est fière de ce grand patriote national.

La municipalité ne veut pas passer outre cet anniversaire. En sa mémoire, nous avons modifié le nom de la rue Principale pour que le martyr soit au coeur du village, au coeur de nos souvenirs.
Allez citoyens, avec fifres et tambours, clamons bien fort Chevalier de Lorimier et que ce soit "Fête au village".
Robert Fernet

Mot du président

Patriotes de 1837-1839, batailles à Beauharnois, à Saint-Denis, à Saint-Eustache, à Sainte-Martine... Tous des lieux historiques, mais quel lien ont-ils avec la communauté de Saint-Cuthbert?

C'est avec émerveillement que le 10 novembre 2002, suite au dévoilement de la plaque commémorative du patriote Chevalier de Lorimier et la rencontre personnel avec des gens initiés à l'histoire des patriotes que j'ai allumé. La lecture "Histoire populaire du Québec" de Jacques Lacoursière et les échanges avec M. Claude de Lorimier, descendant de la famille, me firent revivre l'épopée des patriotes et le vécu quotidien des canadiens français face à la conduite "arbitraire et tyranique" du gouvernement anglais et la mainmise de privilégiés anglophones sur le cumul des charges publiques. Et que dire de la langue française qui dans les débats parlementaires du Bas-Canada (Québec), dont la députation est majoritairement de langue française, n'eut pas de statut officiel avant 1867.

François-Marie Thomas, dit Chevalier de Lorimier, naquit à Saint-Cuthbert le 27 décembre 1803. Fils de l'agriculteur Guillaume-Clément-Édouard de Lorimier et de Marie-Marguerite-Adélaide Perreault, il vécu ses neuf premières années dans notre milieu avant que la famille se transporte à Montréal. Son frère Jean-Baptiste Chamilly Verneuil est lui aussi né à Saint-Cuthbert le 28 juin 1808. Ce dernier accompagnera son frère Chavalier à la bataille de Saint-Eustache.

C'est avec fierté que la communauté de Saint-Cuthbert souligne le courage et la détermination de ce patriote émérite qui, nourrit par ses convictions de justice et d'indépendance pour ses compatriotes canadiens français, s'est tenu debout devant l'adversité au péril de sa vie.

Je souhaite que cette fête commémorative du 18 mai 2003 soit un geste de gratitude envers nos patriotes d'hier et d'aujourd'hui et plus particulièrement du patriote François-Marie-Thomas dit Chevalier de Lorimier.


Inauguration du centre communautaire Chevalier de Lorimier

La municipalité a agrandi l’édifice municipal abritant la bibliothèque, le centre Internet, la salle municipale et les bureaux administratifs. Le ministère des affaires municipales a accordé une aide financière de 100,000$ pour des travaux totalisant des coûts d’environ 400,000 $.

L’édifice rénové, amélioré et agrandi a été inauguré le 22 mai 2004 et porte désormais le nom de Centre communautaire chevalier de Lorimier.

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Inauguration du buste

Des gestes de liberté et d’indépendance gravent la mémoire collective. Partisanes et partisans d’un « Québec Souverain » s’unissent pour ériger un mémorial à la mémoire de François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier, patriote et martyr. La lutte et les souffrances vécues par ces patriotes pour le respect de notre identité nationale et la saine gestion des deniers du peuple québécois étaient et sont toujours d’actualité. C’est à nous de prendre le flambeau et de le porter jusqu’à l’affirmation et la reconnaissance de notre peuple au concert des nations.

Ce mémorial sera pour les générations futures un rappel de notre lutte et il sèmera un sentiment de fierté pour la survivance, depuis plus de deux cents ans, de notre culture, de notre langue, de notre foi et de nos institutions démocratiques.

Au nom du comité et en mon nom personnel je remercie Québécoises et Québécois de leurs générosités. Merci à Chevalier de Lorimier, merci aux patriotes de 1837-1839 qui ont donné leurs vie pour sauvegarder la nation canadienne française.

Roland Proulx

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Beaudoin Raymonde
Beaupré André
Belleville André
Boisvert Aurilien
Bordeleau Fernande
Boucher Paul
Bourgeois Raymond
Bousquet Gilles
Bouthillette Bernard
Boyer Laurent
Brizard Jacqueline
Caisse populaire Dusablé
Céré Gaston
Châtillon Jean
Cossette Jean-Marie
Couillard Guylaine
Courchesne André
Comité AFP – G Dupuis
Dagenais J M
Dion Jean-Luc
de Lorimier André
de Lorimier Claude
de Lorimier Danielle
de Lorimier François
de Lorimier C. François
de Lorimier Gabrielle
de Lorimier Jacques
de Lorimier Jean
de Lorimier Julie
de Lorimier Ls-Philippe
de Lorimier G L Maya
de Lorimier Michel
de Lorimier Roland
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